De 2002 à 2009, le train est revenu à
Bort grâce à une équipe de passionnés
du rail qui ont redonné vie à la ligne
de chemin de fer de Bort les Orgues à Lugarde.
Des circulations ont été organisées
d'avril à Octobre chaque dimanche après-midi
et même chaque jour en juillet et Août
Malheureusement, en 2010, l'état de la ligne
nécessite pour près de 2 millions d'€uros
de travaux, et si la somme n'est pas trouvée
par les communes riveraines de la voie, le train restera
à quai
Voir en colonne de droite les détails de cette
affaire...
Pendant 108 ans, le train et la gare de Bort ont
animé l'activité de la ville. Ils
ont permis l'essort des manufactures qui trouvaient
ici non seulement la force motrice de l'eau mais
aussi le moyen de s'approvisionner facilement en
matières premières puis d'exporter
le produit fini (soirie, confection, chapellerie,
mines de charbons de Champagnac). Le train a aussi
permis a de nombreux jeunes du pays d'immigrer vers
la capitale ou de gagner les ports de la Manche
pour embarquer vers le Nouveau Monde.
Les grandes dates
1881 La ligne entre Tulle-Ussel et Clermont dessert
Eygurande-Merlines.
1882 ouverture au trafic de la ligne d’Eygurande
à Largnac, par Bort-les Orgues (inscrite dans le
projet Nord-Sud de la compagnie Paris-Orléans. Largnac
n’est qu’un terminus provisoire. Mauriac sera atteint
un an plus tard).
La gare de bort avec son triage et sa rotonde
La "Rotonde" de Bort n'était
pourtant pas ronde
1887 Ouverture de la ligne venant de Paris par Montluçon
17 Juin 1892 Convention de concession pour la ligne
de Bort à Neussargues afin de terminer la
liaison Béziers Paris. La question du transport
des vins du Languedoc vers Paris a été
déterminante. C'est en effet, à partir
du XIX° siècle que les Parisiens ont bu les vins
du Midi et la consommation de vin de la région parisienne
a, paraît-il, été multipliée par 6 entre 1840 et
1900.
Locomotives en gare de Mauriac
1893-94 : Pochat et Schaffner fondent la Société
Anonyme des Mines de Champagnac ; l'exploitation
fut prospère par la mise en service de la ligne
de chemin de fer Paris-Aurillac qui met un terme
au transport du charbon par voie d'eau.
21 juin 1904 Départ de Paris du 1er "train
Bonnet" en direction de Mauriac via Bort
les Orgues. Du nom de leur inventeur, Louis Bonnet
créateur du journal "L'auvergnat de
Paris", ces trains permettaient aux expatriés
à Paris de rentrer au pays pour les vacances
avec des réductions de l'ordre de 40%. Ils
ont circulé jusqu'en 1939 avec une interruption
pendant la guerre de 14.
2 décembre 1907 Ouverture des tronçons
Bort-les-Orgues à Riom-ès-Montagnes et de Neussargues
à Allanche.
11/05/1908 Ouverture de la ligne Allanche à Riom-ès-Montagnes
qui va permettre de relier Béziers à
la capitale par des trains directs. Ainsi un
express de nuit part à 20 h52 de la gare d'Orsay
à Paris à destination de Béziers, où il arrive
à 15h47 le lendemain. Ce train s'arrête à
Bort vers 6 heures du matin. Pendant les travaux
du barrage, il permettra aux ingénieurs parisiens
de venir passer la journée sur le chantier
et de rentrer le même jour par le train du
soir. Certains voyageurs racontent alors qu'ils
entendent chanter les Orgues lorsque le train
s'en approche en reprenant de la vitesse après
l'arrêt en gare. Il faut dire que le rail
était à l'époque fort sonore:
vapeur dans les tuyaux de la locomotive, craquements
des wagons en bois, grincements des roues dans les
courbes d'aiguillage, rythmique des roues sur les
raccords de rails...
1932 Création d'un embranchement vers Champagnac
depuis Saignes pour le transport de matériaux
destinés au chantier du barrage de Mareges.
4 juin 1944, le maquis Cantalien décide de neutraliser
la ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues en faisant
dérailler une machine à vapeur. Venant de Riom,
la 141-TA-430, lancée à pleine vapeur
se renversa sur son flan droit à l’entrée
de la gare de Saint Etienne-Menet, au niveau du
PN 326au bout d'une longue pente de 30°/OO.
2 Juillet 1945 - Le général
De Gaulle fait une halte en gare de Bort les
Orgues où il est accueilli par une
foule nombreuse dans l'exhaltation de
la Libération. Il vient d'inaugurer
le barrage de Saint Etienne Cantalès à
20kms à l'ouest d'Aurillac sur la Cère, affluent
rive gauche de la Dordogne. L'aménagement
hydroélectrique du barrage a débuté
en 1939.
Le cortège du Général
a pris un train spécial à Mauriac
pour rentrer dans la soirée sur Paris.
Au cours de ce voyage en Auvergne commencé
la veille, il aura fait étape à
Clermont-Ferrand, Issoire, Saint Flour et
Aurillac.
Dans ce voyage, il est accompagné
du Sultan Mohamed V et du Prince Moulay Hassan.
1945 - Lors de la montée en puissance des
travaux du barrage (à la Libération),
et pour permettre au train de continuer à
circuler pendant les travaux, on va construire une
passerelle provisoire sur laquelle sont fixés
les rails et que les trains doivent emprunter à
vitesse très réduite. Jusqu'en 1950,
une ouverture sur le côté droit du
barrage permettra aux trains de continuer à
passer
13 Mai 1950 - 21h40 Entrée en gare de Bort
les Orgues du dernier train en provenance
d'Eguirande. Le Ministre Henri Queuille (ancien
député maire de Neuvic) a pris l'engagement
de faire reconstruire la voie ferrée Bort
Ussel
1950 Début des travaux de percement d'un
tunnel destiné à contourner le barrage.
La nouvelle voie doit rejoindre Ussel via les villages
de Margerides et Saint Exupéry où
il est prévu d'ouvrir des gares
1er mars 1951 - fermeture des vannes du barrage
et première mise en eau.
Dimanche 27 février 1955 - 15.000 personnes
défilent dans les rues de Bort pour demander
le rétablissement de la ligne vers Ussel.
Les élus défilent en tête
du cortège
30 septembre 1955 - Arrêt des travaux de
percement du nouveau tunnel: 1389 m ont été
percés au nord, au hameau de Liginiac, dont 350m
terminés en maçonnnerie; à l’autre extrémité, 30
m seulement sont creusés au pied du barrage.
21 janvier 1960 - Le Conseil municipal de Bort les
Orgues se réunit en séance publique
pour soutenir le syndicat de Défense constitué
pour demander la réouverture de la ligne.
Près de 250 communes de Corrèze, Cantal
et Puy de Dôme sont adhérentes à
ce syndicat qui multiplie les démarche et
deposera même un recours au Conseil d'Etat.
Alors que la tension est à son comble, le
conseiller municipal Joseph Thomas est frappé
d'une attaque et meurt subitement.
26/05/1990 Fermeture au trafic voyageurs
de la ligne de Bort à Neussargues
27/05/1991 Fermeture au trafic marchandises de la
ligne de Bort à Neussargues
1994 Fermeture de la ligne vers Aurillac (déferrée
de Cheyssac à Mauriac).
1993 Une poignée de passionnés s’est engagée en
faveur de la sauvegarde de la ligne Bort Neussargues
en constituant l’Association des Chemins de Fer
de la Haute Auvergne.
1997 Exploitation du train touristique “Gentiane
Express®” entre Riom-ès-Montagnes et Lugarde
(Département du Cantal).
2002 Ouverture du second tronçon au trafic Bort-les-Orgues
- Riom es Montagne
L'exploitation de la ligne touristique
aujourd'hui
Le matériel roulant
Le service est assuré depuis 2007 par l'autorail
RGP 1 X 2725 appartenant à la SNCF qui le met à
la disposition des CFHA par convention.
L'association dispose également par convention
avec la SNCF d'un autre autorail du même type
RGP X2726.
Les autorails X 2700, nommés RGP (Rames pour relations
à Grands Parcours), sont composés d'un ensemble
indissociable de deux caisses, un élément moteur
et une remorque. Ces autorails ont été
mis en service par la SNCF à partir de mai 1955.
Ils font partie d'une série de dix-huit autorails
monomoteur d’une puissance de 825 ch destinés à
des liaisons grands parcours et numérotés
de X 2721 à X2738.
Une rame miniature Rocco de l'autorail RGP
X 2700 dans la livrée d'origine en 1955 (Voir
le site)
Leur vitesse était de 140 km/h pour les
versions (X 2721 à X 2738) équipées du moteur SACM/MGO
de 825 ch.
La décoration d'origine comportait un haut de caisse
jaune paille et un bas de caisse vert clair séparés
par un jonc aluminium. Ces couleurs valurent à la
rame le nom familier de « Lézard vert ».
Equipés du moteur MGO, les RGP 1 furent construite
par la société De Dietrich pour les motrices et
les Etablissements Brissonneau & Lotz pour les remorques.
Ces autorails furent engagés sur plusieurs liaisons
grandes lignes et notamment entre Paris et Clermont-Ferrand
sur les trains “le Bourbonnais” et “l’Arverne”.
Des éléments supplémentaires et spécialement aménagés
assurèrent des liaisons “Trans Europ Express” (TEE)
entre plusieurs grandes villes européennes.
En 1970, avec l’arrivée de nouveaux matériels,
les RGP 1 furent retirées de ces liaisons grands
parcours au profit de rames plus récentes et disposant
d’une plus grande capacité de voyageurs.
Après une première modernisation, ces engins continuèrent
leurs services sur des trajets directs et omnibus
ne dépassant pas 400 kilomètres. Une des dernières
relations à grand parcours réalisée par les RGP
1 fut la liaison Lyon-Bordeaux via Clermont-Ferrand
et Tulle sur un trajet de plus de 550 kilomètres.
Il s'agit bien du même autorail que
ci-dessus. Mais la rame a été "modernisée"
Trente ans après leur mise en service, la SNCF
pris la décision en 1983 de les moderniser une
seconde fois afin de leur donner une prolongation
de vie d’environ 20 ans. Des transformations offrirent
aux voyageurs un niveau de confort comparable à
celui offert par des matériels plus récents. Des
nouvelles cabines de conduite en polyester prirent
places aux deux extrémités de la rame. Ces engins
modernisés furent engagés sur de nombreuses lignes
de montagne et notamment sur la majestueuse ligne
des Cévennes entre Clermont-Ferrand et Nîmes.
La ligne
En 2007, FR3 Auvergne avait consacré un
reportage au Gentiane Express.
Nous retrouvons la rame de retour de la fête
de l'Estive (Allanche) en mai 2006
Au delà de Neussargues...
Au délà de Neussargues continue la
voie vers Béziers au sud et vers Clermont
Ferrand au Nord
Vers Clermont
Côté Nord, la voie vient d'être
renouvelée sur 25 km, depuis Arvant jusqu’à 2 km
au sud de la gare de Massiac, bénéficiant
de son insertion sur le parcours Clermont Aurillac.
Le chantier commençé le 29 juin 2009
aura nécessité le remplacement de
50.000 traverses et la mise en place de 50.000 tonnes
de ballast. Les rails traditionnels ont été remplacés
par de « longs rails soudés ».
Ce chantier, qui s’élève à 17,3 millions d’euros,
entre dans le cadre de la modernisation de la voie
Clermont/Aurillac, débutée en 2007. D’ici 2013,
l’ensemble des travaux réalisés auront atteint les
68 millions d’euros, dont 14,2 financés par la Région
Durant l'été 2010, quatre phases
de travaux successives auront lieu dans le Cantal,
. La première tranche, débutée depuis le 15 mars
et qui devrait se terminer au 4 juin, concerne les
tronçons Issoire-Arvant et Capdenac-Tessonières.
La deuxième, du 14 juin au 23 juillet, est localisée
sur la partie Neussargues-Aurillac, et dit terminer
le pan Capdenac-Tessonières. La troisième, du 26
juillet au 27 août met en jeu plusieurs secteurs:
Arvant-Neussargues, Aurillac-Brive, Saint-Denis-Capdenac
et Neussargues-Saint-Flour. La quatrième enfin,
jusqu'à fin novembre, terminera les travaux engagés
sur le tronçon Aurillac-Brive. Ces travaux nécessiteront
l'interruption du traffic. Pendant toute la période
les bus prendront la place des trains.
Durant tout l'été 2009, la ligne du Lioran (Clermont-Aurillac)
avait déja été fermée pour
cause de travaux entre Arvant et Aurillac. La fin
des travaux et la réouverture de la ligne
s'est effectuée le 11 septembre 2009.
Vers Beziers
En direction de Béziers, la ligne descend
vers Saint Flour avant de traverser le viaduc de
Garabit et de se diriger vers Saint Chély
d'Apcher.
Malheureusement la ligne est en bien mauvais état
et plusieurs passages sont limités à
30km/h. Il faut donc 5heures pour couvrir la distance
de Neussargues à Béziers et c'est
une moyenne de 50 voyageurs qui emprunte chacun
des trains. Lourdement déficitaire la ligne
est menacée de fermeture depuis 15 ans .
Pourtant, la mobilisation du Comité pluraliste
de réhabilitation, de défense et de
promotion de la ligne Sncf Béziers Neussargues
Clermont- Ferrand Paris" avait abouti en 2000
à l'inscription au Contrat de plan de la
réhabilitation complète de la ligne.
Mais, dès 2002, le projet était mis
en suspend.
Le 9 mars 2007, suite au déraillement du
25 février 2006 (lire
le rapport d'enquête - pdf) RFF (Réseau
ferré de France) avait fermé le tronçon entre
Neussargues et Saint-Chély, parce que "l'état
de dégradation de la voie ne permettait plus d'assurer
la sécurité des trains et des voyageurs". Or
c'est sur cette ligne que l'usine Sollac de Saint
Chély transporte quelque 120 000 tonnes de
matériel par an. Transporté par la route,
cela représenterait, entre Saint-Étienne et Saint-Chély,
4 700 camions.
Mais la réouverture a bien eu lieu à
la mi-juillet 2007 comme l'avait assuré Réseau
Ferré de France. L'entreprise, a engagé pas moins
de 7,5 millions d’euros de travaux afin de remettre
en état la ligne entre Talizat et Loubaresse. A
la limite du Cantal et de la Lozère, des travaux
avaient déjà été menés il y a quelques années. “Le
chantier actuel doit permettre de tenir la ligne
en vie encore 8 à 10 ans” a précisé Franck Bourgain,
directeur départemental de la SNCF, lors de la visite
des élus. Le renouvellement complet de la voie est
en cours sur 7,7 kilomètres entre Talizat et Andelat
avec remplacement du ballast, des traverses et des
rails et amélioration du tracé. “Avec le temps,
la voie a tendance à se décaler”, constate Christian
Gibelin, responsable de la maîtrise d’œuvre pour
la SNCF. Entre Andelat et Ruynes-en-Margeride, puis
5 kilomètres avant d’arriver à Loubaresse, il est
procédé au remplacement d’un tiers des traverses
et au relevage de la voie. Sur les 26 kilomètres
de chantier, les travaux consistent également à
modifier le “profil en long”, c’est-à-dire la correction
des ondulations ayant été prises par la voie. Toute
cela contribuera à améliorer le confort des voyageurs.
A l’ouverture de la ligne, les trains ne pourront
rouler qu’à… 55 km/h conformément au règlement avant
de retrouver peut-être ensuite la vitesse de 75
km/h. (Source: l'Union,
journal agricole du Cantal)
3/08/2010 Dernier épisode en date, désormais
le train l'Aubrac 15940 /15941 n'est plus assuré
en rame Corail, depuis début Juillet 2010. C'est
maintenant une rame Z Ter de la région Languedoc
Roussillon qui assure, vice versa le service de
Béziers à Neussargues. Les voyageurs sont obligés
de changer de train à bord d'un AGC Auvergne afin
de poursuivre leur voyage jusqu'à Clermont ! Une
manifestation a eu lieu le 1er juillet 2010 au viaduc
de Garabit pour protester. La SNCF a indiqué
qu'elle procédait à la rénovation
de la rame...
(1) Pour en savoir plus sur le Viaduc de Garabit,
on se reportera au magnifique ouvrage de Patricia
Vergne Rochès qu'on a vu dans un reportage
de l'émission de France3 "Des Racines
& des Ailes" au printemps 2009. Son livre:
"Le Viaduc de Garabit, un géant d'un
autre temps" aux éditions La Vie du
Rail 2007
Bienvenue au Saut de La Saule)
Mauvaises
nouvelles pour le Gentiane Express
On
croyait le train touristique à l'arrêt pour des
raisons administratives et on espérait la reprise des
circulations dès que les coups de tampons valideraient
les autorisations.
Or la mairie de Bort vient d'annoncer que la
réouverture de la ligne est dangereuse et qu'il est
nécessaire de réaliser pour 2 millions d'euros
de travaux avant le retour du train.
La nouvelle est rude. En effet, c'est une charge
importante pour les collectivités locales et on imagine
que certains tireraient volontiers un trait sur le Gentiane
Express, dans un moment où les finances publiques ne
sont pas en grande forme.
Mais ce train est désormais un des principaux
attraits touristiques de la région et son éventuelle
suppression aurait des conséquences économiques
désastreuses.
Alors comment faire? Il faudra trouver des clés
de répartition pour que Corrèze et Cantal mettent
chacun la main à la poche. Pour les élus de
Bort, le Gentiane Express roulant seulement sur 3 km en Corrèze,
la charge pour la Communauté de communes de Bort doit
être proportionnelle à cette portion du trajet.,
ce qui représente aux alentours de 20.000.€uros.
Mais alors, c'est surtout pour les communes du Cantal que
l'addition est particulièrement salée puisque
les Communautés de Communes de Sumène Artense,
Pays Gentiane et Cézallier doivent débourser
1.980.000 Euros pour les travaux sur la voie.
Naturellement, si on analyse les retombées
économiques pour les communes concernées, d'autres
clés de répartition sont envisegeables.
De plus, on imagine bien que sur un tel dossier
il va falloir solliciter le soutien des Conseils Généraux
et sans doute des Régions. Sans quoi, le train ne roulera
plus jamais.
Autant dire que l'avenir du train est sérieusement
compromis si les collectivités locales concernées
se font tirer l'oreille; mais on sait déja malheureusement
que pour cette saison 2010, le Gentiane Express devra rester
à quai (30/06/2010)
En 2010 prenez le Vélorail
Le vélorail du Cézallier reprend du service
en 2010.
En mai et juin, trois circuits sont proposés
les week-ends. Le départ départ de la gare de Landeyrat.
Gentiane (semi-sportif). Deux dénivelés :
aller, 120 m sur 4 km ; retour, 180 m sur 5,5 km (environ
3 %), gare de Landeyrat - gare de Lugarde ; aller-retour,
23 km (5 heures). Tarif par vélorail : 44 ?. Départ à 9
h 30.
Baron de la Santoire (semi-sportif). Dénivelé
de retour : 180 m sur 5,5 km (environ 3 %), gare de Landeyrat
- Viaduc de Saint-Saturnin ; aller-retour, 14 km (3 heures).
Tarif par vélorail : 33 ?. Départs à 9 h 45 et 15 h 30.
Cascade des Veyrines (accessible à tous).
Aller-retour, 6 km (1 h 30). Tarif par vélorail : 20 ?.
Départs à 10 h 45, 13 h 30 et 15 h 30.
Réservation obligatoire
au 04.71.20.91.77 en mai, juin et septembre,
le week-end, de 9 heures à 11 heures et de 14 heures à 16
heures,
En 2009, le Gentiane Express a circulé
les 3 derniers dimanches du mois d'avril. Cette année
le départ est retardé pour des raisons
administratives et beaucoup de points d'interrogations
demeurent sur l'avenir même de l'exploitation.
Nous avions expliqué ici même
que le Conseil général du Cantal avait été
dans l'obligation de mettre fin à la délégation
de service public qui autorisait le Gentiane Express à
circuler.
Cette compétence devrait être
reprise par un syndicat intercommunal à dominante
cantalienne et la ville de Bort n'est pour le moment pas
membre de ce syndicat.
En outre, une fois les formalités de
constitution du syndicat terminées, il faudra procéder
à un appel d'offre pour choisir à qui
doit être confiée l'exploitation. Si le Gentiane
Express a confirmé son intention d'être candidat,
il ne sera pas forcément le seul en lice.
En restant optimiste, il est peu probable
de voir de nouveau les trains circuler sur la ligne avant
la saison estivale: une situation qui pourrait être
sérieusement préjudiciable à l'activité
touristique de la région de Bort les Orgues. (6/04/2010)
La bataille du rail
Quel avenir pour le train touristique?
Que va devenir le Gentiane Express?
C'est la question qui s'est posée après la
décision de la Cour administrative d'appel
qui au printemps 2009 a annulé la décision
d'attribution de la ligne Bort Lugarde à l'association
Gentiane Express.
En effet, le Conseil général
du Cantal avait attribué en 2004 cette délégation
pour 5 ans. Mais ce scénario a été
remis en cause par un recours de l'association concurrente
"Le Tour du Cantal en train". En effet, il est
apparu que les règles de mise en concurrence n'étaient
pas satisfaisantes.
Or suite à cette décision du
tribunal, le Conseil général du Cantal
a décidé de se retirer de ce dossier plutôt
que de lancer un nouvel appel d'offre.
C'est pourquoi, en accord avec les communautés
de communes concernées (Bort, Lanobre, Beaulieu, Sumène-Artense,
Cézallier), la communauté de communes du Pays Gentiane a
organisé le 6 octobre une réunion de concertation avec l'ensemble
des présidents des communautés et des conseillers généraux
du secteur, afin d'étudier les possibilités d'établissement
d'une nouvelle structure de gestion pour l'exploitation
touristique de la ligne ferroviaire Bort-les-Orgues Lugarde.
Fin novembre 2009 le Conseil de la communauté
de communes du Pays Gentiane (Communes autour de Riom es
Montagne) a finalement décidé à l'unanimité de prendre
la compétence tourisme ferroviaire pour l'exploitation de
la ligne Bort-Lugarde.
Jusqu'à la décision du tribunal,
la convention de 2004 liait RFF, la SNCF, le Conseil Général
du Cantal et l'Association des CFHA pour la gestion de cette
voie férrée. Suivant les termes de cette convention,
RFF mettait à disposition du Conseil Général du Cantal la
ligne. Ce dernier, suite à un appel d'offres, avait retenu
l'Association des Chemins de Fer de la Haute-Auvergne pour
la délégation de service public correspondante. L'association
versait annuellement au Conseil Général une redevance composée
d'une part fixe et d'une part variable incluse dans le prix
des billets. Et le Conseil Général payait RFF. Le Conseil
Général de la Corrèze, département que parcourt le chemin
de fer touristique sur seulement quelques Kilomètres, avait
cédé ses droits au Conseil Général du Cantal.
Mais cet accord était contesté
par l'association du Tour du Cantal en train présidée
par Christian ABRAHAM. Evincé en 2002 de l'association
du gentiane Express dont il était l'un des principaux
fondateurs, il espèrait bien récupérer
ce qu'il considère comme "son bébé"
la gestion de la ligne Bort Neussargues.